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Pourquoi est-ce donc si difficile d'aller bien ?

Qu'est-ce qui nous empêche d'aller bien aujourd'hui ?

· Développement personnel

Tu peux aussi écouter mon Podcast traitant sur le sujet juste ici :

Depuis quand a-t-on peur d'aller bien ?

Vous allez vous dire, mais qu’est-ce qu’elle va encore nous raconter celle-là ? Depuis quand aurait-on peur d’aller bien ? « On court tous après le bonheur ! Folle à lier ! »

Je ne suis pas une experte en psychologie positive, mais j’ai pu comprendre au travers de mes études et de ma propre existence (aussi courte soit-elle encore), que l’humain a une fâcheuse tendance à focaliser son esprit sur le « négatif », autrement dit, « ce qui ne va pas ».

Le négatif, c’est quoi ?

D’après le dictionnaire, le mot « négatif » exprime la négation par opposition à l’affirmation. On dit aussi de lui « qu’il n’apporte pas d’éléments constructifs » et donc, aucun progrès à première vue. Quelque chose qui ne fait « que des critiques » et « qui n’apporte rien de bon ».

De fait, en lisant ces quelques définitions, je me dis que ce négatif ne donne pas franchement envie, non ?

Pourquoi passons-nous tant de temps à alimenter le négatif ?

On ne peut nier le fait que, très souvent, ce négatif est en lien direct avec une émotion que nous connaissons bien. Vous l’avez deviné ?

Oui, Madame la Peur en personne. Probablement parce qu’elle nous a permis pendant des milliers d’années de nous adapter et de survivre, Madame la peur nous a convertis à toujours présager le pire pour être fin prêts à l’heure du crime. Mais aujourd’hui, ce fameux négatif et toutes les idées farfelues qui l’accompagnent, semblent avoir nommé en logement premier les portes même de notre équilibre émotionnel. On ne va pas refaire l’histoire n’est-ce pas, on a tous plus ou moins compris combien il nous avait été important d’identifier les animaux « négatifs » à notre survie corporelle, les aliments « négatifs » à notre organisme, les environnements « négatifs » à notre développement et bien-sûr, les dernières en date des tendances actuelles, ces fameuses émotions « négatives » , qui tendent à limiter notre épanouissement personnel.

N'hésites pas à consulter mon article qui traite sur les émotions et comment elles sont toutes nécessaires et justes à notre évolution.

Donc, si je résume, quand c’est « négatif », autrement dit, quand c’est improductif, vain ou mauvais pour soi, il semblerait, à première vue, plutôt évident de tenter de fuir cet environnement, état ou individu.

Et pourtant, si l’on prend quelques minutes et beaucoup d’humilité vis à vis de soi-même, qu’est-ce que l’on peut tous observer chez le commun des mortels ? Une faculté exceptionnelle qui commence relativement tôt à centrer toute notre attention sur « ce qui ne va pas » plutôt que « ce qui va ». La fameuse histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein.

On a une sacrée tendance à se satisfaire (non pas dans le sens d’aimer mais plutôt dans celui de se résigner) d’aller mal.

Sacrés « scrogneugneux » que l’on est…

On accepte de continuer à travailler dans un lieu qui ne nous épanouit pas, à grandir auprès de personnes qui ne nous font pas du bien, à dialoguer intérieurement avec soi sans bienveillance ni respect. On continue de manger des aliments que l’on sait nocifs pour notre organisme, de juger notre voisine et sa tarte à la cerise trop cuite, d’engueuler nos gamins qui ne pipent pas un mot d’anglais et surtout, de nous plaindre à peu près 198 fois dans la journée. Et pourquoi, pensez-vous ?

Et si, finalement, nous avions peur d’aller bien ?

Aller bien, ce n’est pas courant et encore moins maintenant ! Aujourd’hui, n’entendez-vous pas « La Terre dépérit », « Le monde va mal », « La société part en sucette », « Les femmes sont brimées », « Les hommes n’ont que peu d’espace pour exprimer leurs émotions », « Les enfants sont victimes de leurs parents » ?

Et comme toujours, notre ami le Hérisson ne peut que constater que si l’on écoute les petites voix des uns et des autres : on est bien dans la m¨¨¨¨¨ ! (Et cela jusqu’au cou).

On grandit dans un monde où l’on nous bombarde d’informations alarmantes, angoissantes, stressantes, et cela depuis la tendre enfance. Alors évidemment, évoluer au sein d’un système qui n’est pas en pleine forme ne nous encourage pas réellement à nous imposer l’hygiène de vie dont nous aurions besoin.

Tant habitués à nous plaindre, nous, Humains, avons presque oublié le fait même d’aller bien ! Car si l’on ne court pas la majeure partie de notre temps aux fesses de Monsieur Bonheur, nous tentons par tous les moyens d’éviter Madame la Malchance ou craignons les représailles de Monsieur Malheur.

En somme, nous sommes régulièrement (constamment) attristés d’établir les deux constats suivants :

- Je suis malheureux, j’aimerais aller bien.

- J’ai tout pour être bien et pourtant, je vais mal.

Mais Zzzzzenfin ! Ne sommes donc nous pas un peu zinzins ?!

Les raisons qui nous poussent à aller mal

  • Aller mal, en gage de lien :

# Quand ça ne va pas, il y a quelqu’un. Quelqu’un qui m’appelle, qui m’écoute, qui me soigne. Et si personne ne le fait, alors il y a tous ceux qui ne le font pas. Mais dans tous les cas, il y a moi et les autres, en lien avec mon « ça ne va pas ».

Oui, car quand on prend deux minutes pour y réfléchir, dans le meilleur des cas (et le plus régulier), lorsque l’on va mal, on fait en sorte d’être accompagné, soutenu, aidé. Qu’il s’agisse de nos proches, nos collègues de travail, notre médecin traitant, jusqu’à notre coiffeuse du samedi matin ou le cas échéant, l’infirmière de notre hôpital de jour. « Aller mal », « avoir un problème » signifie généralement dans la tête du commun des mortels, avoir besoin d’aide.

Lorsque je vais mal, je trouve généralement quelqu’un à qui me confier. Quelqu’un qui entendra, écoutera, recevra, les tourments de ma vie présente. Soit l’on m’écoute, soit l’on me diagnostique, soit l’on me soigne, dans tous les cas, on me fait quelque chose.

Mais que se passerait-il donc si j’allais mieux ? Les gens continueraient-ils de me rendre visite, de me téléphoner, de s’inquiéter pour moi, de penser à moi ?

  • Aller mal, en gage d’identité :

# Quand ça ne va pas, il y a quelque chose : une émotion, un sentiment, une douleur, une maladie. Quelque chose qui est, quelque chose et moi, quelque chose qui me fait moi.

Si tout était parfaitement bien équilibré au sein même de notre mental, si l’homéostasie régnait dans notre organisme et si l’harmonie animait nos relations, que nous resterait-il ? Que me resterait-il sans mon anorexie, ma famille pathologique, les disputes avec mon mari et les genoux cassés de ma fille ? Que me resterait-il sans mes crises d’angoisses, ma peur du jugement et mon sentiment d’infériorité ? Que me resterait-il sans ce pan historique et identitaire qui fait de moi ce que je pense être et qui est ce par quoi j’ai tenté d’exister depuis toutes ces années ? Si l’on m’enlève mon mal-être, ma maladie ou mes problèmes relationnels, que va-t-il me rester ?

  • Aller mal, en gage de résistance au changement :

# Quand ça ne va pas, je connais.

Depuis petite, je connais bien le concept du « ça ne va pas », pour mes parents c’était déjà le bordel. Et puis, il y a eu l’école, le collège, le lycée, la vie d’adulte. Partout où je suis passée, j’ai compris que ça n’allait pas. Maintenant, c’est toute la planète qui s’y met et qui sait ce qui se passe dans l’univers. Aller bien ? Oui, ça m’arrive d’y penser mais je crois que dans le fond, ça me stresse. Oui, un stress profond à l’idée d’aller bien quand tout fout le camp autour de vous. Et puis, que diraient les gens autour de moi ? Y’a qu’à voir quand on dit que tout va pour le mieux, soit on ne nous croit pas (en pensant qu’on n’a pas envie de s’étaler sur nos problèmes), soit on nous répond un petit « tant mieux » rempli d’amertume. Et puis, j’ai mon petit confort vous savez ? Moi j’ai appris à évoluer dans mon « ça va pas ». J’ai acheté une maison « ça ne va pas », avec des meubles « ça ne va pas », la voiture « ça ne va pas » et même le mec « ça ne va pas ». Oui, tout de la même marque. Je vous la recommande, avec elle, on est sûr que ça n’ira jamais ! Et tant mieux, je n’aime pas trop sortir de ma zone connue. Même si le changement a du bon, il engendrerait beaucoup trop de mouvements dans ma vie et nécessiterait adaptabilité et souplesse de ma part. Pas prête pour ça.

On comprend mieux ce "ça ne va pas" ne trouvez-vous pas ?

On comprend donc un peu mieux qu’au-delà de toute influence sociale, au-delà des conditionnements mentaux de la prime enfance, du besoin quasi vital et inhérent à l’homme d’anticiper le mal avant le bien, nous avons tout un tas de raisons légitimes de nous satisfaire de ce fameux « ça ne va pas ».

Parce que finalement, le « ça va bien » nous terrorise !

Qu'est-ce que je peux faire à présent lorsque "ça ne pas va" ?

Et si nous tentions audacieusement de désobéir aux règles et dictats implicites de notre cerveau (et par la même occasion, celles de notre société) ?

# 1 - Ça commence par : se libérer de nos croyances limites.

  • Aller bien ne nous condamnera pas à la solitude :

Je n’en ai pas parlé, mais évidemment, il existe bon nombre d’humains qui vont plus souvent bien que mal ! Regardez Dori ! Bon d’accord. C’est un poisson, qui plus est, un poisson de dessin animé. Mais tout de même, nous connaissons tous quelqu’un de notre entourage avec la même sympathie, légèreté et douceur envers la vie que notre très chère Dori. Aller bien, c’est envoyer de belles ondes vibratoires dans lesquelles nous attirons forcément des gens éprouvant les mêmes ressentis. Et pour ceux pour qui ça ne serait pas le cas, nous leur réchaufferons le cœur, croyez moi.

-> Aller bien nous invite à rencontrer les bonnes personnes. 

  • Aller bien ne nous portera pas malheur :

Non, je n’ai pas encore trouvé la recette magique pour condamner ma chère voisine à se casser la cheville, elle qui a la maison, la voiture, le mec, le boulot de rêve et même les chaussettes parfaites ! Une chance pour elle… Plus sérieusement, parfois, ce qui est inquiétant dans le fait d’aller bien, c’est qu’on a l’idée farfelue que ça ne pourrait donc qu’aller moins bien après et que le pire reste à venir. Bien-sûr que non, nous pouvons aller encore mieux que bien !

-> Aller bien est une chance dont nous sommes l’auteur. 

  • Aller bien ne nous rendra pas détestable :

Bien au contraire. Comme je le disais plus haut, nous serons une ressource, un exemple, un modèle pour ceux qui souhaiteront vivre la même révolution que nous.

-> Aller bien nous rend aimable et admirable.

  • Aller bien ne signifie pas que nous n’aurons plus jamais le droit de ne pas aller moins bien :

Une idée folle existe. Elle consiste à faire croire aux gens que le bonheur est une destination. Sachez-le, je ne sais pas qui est l’auteur de cette farce, mais c’est une idée un peu trop zinzin à mon gout ! Lorsque nous allons bien, nous ne sommes pas condamnés à ne plus jamais avoir le droit d’éprouver des moments de doutes, de peurs, d’inconforts, de mal-être même. Nous sommes libre d’éprouver une multitude d’états, d’émotions et de sentiments, sans que cela ne vienne remettre en question notre capacité à être bien la plus part de notre temps.

-> Aller bien nous invite à mieux savourer ce qui est et à remercier quand cela est bon. 

  • Aller bien ne nous empêchera pas d’anticiper les dangers :

Non, ne nous inquiétons pas. Nous ne serons pas pour autant à deux de tension toute la journée, dans une béatitude chronique qui nous empêchera d’être productif tant notre rythme sera lent et assoupli. Nous pourrons parfaitement aller bien et gérer une équipe de 150 salariés !

-> Aller bien nous rend performant. 

  • Aller bien ne nous empêchera pas d’être nous :

Sortons-nous de la tête le Hippie Yogiste, les bras recouverts de bracelets de pierres, les tongs et le chapeau de paille. Aller bien n’est pas réservé à une élite, un genre, tout comme un style. Aller bien est accessible à tous ceux qui souhaitent s’y consacrer.

-> Aller bien nous encourage simplement à être vrai.  

# 2 - On poursuit avec : transformer son langage.

A présent, prêtons attention à la première étape, celle des croyances limitantes. La première phrase que j’ai utilisée pour chacune des croyances, est généralement la formulation machinale qui nous vient à l’esprit. Le petit hic, c’est qu’une fois encore, ce sont des phrases aux tournures négatives.

Ainsi, observons à présent les dernières phrases que j’ai choisies pour chacune des croyances.

L’idée de la transformation du langage correspond à la transformation de notre état d’esprit et de fait, des ondes vibratoires que nous allons émettre. Nous ne concentrerons plus notre attention sur le « ne pas » mais sur l’axe abouti de notre futur réussite.

Exemple : aller bien ne nous condamnera pas à la solitude -> Aller bien nous invite à rencontrer les bonnes personnes.

  1. Transformation de notre 
  2. langage.
  3. transformation de notre 
  4. état d’esprit. 
  5. transformation de notre 

vie intérieure. 

  1. transformation de notre 

lecture du monde. 

  1. transformation de notre 

carte d’identité énergétique

Entrainons-nous ! Identifions nos croyances limitantes et tentons d’y répondre en formulant de nouvelles croyances, plus alignées et plus en accord avec celle ou celui que nous souhaitons réellement incarner.

# 3 - On finit avec : s’accorder le temps nécessaire au changement.

Amour, bienveillance, je ne le répèterai jamais assez. Et croyez-moi, je ne vis pas dans le monde des Bisounours, je sais pousser des coups de gueule quand j’estime que c’est nécessaire et je suis loin de me faire marcher sur les gambettes.

  • Amour et bienveillance ne signifient pas aveuglement et illusion. 
  • Je nous invite juste et cela comme toujours, à 

œuvrer dans la paix et le non jugement à l’égard de nous-même.

  • Sortir de ce dictat de la pensée positive tout en restant conscient des répercussions que les mots, les idées et les pensées engendrent sur notre lecture du monde.
  • Être dans l’accueil, l’écoute, l’attention de ce que l’on éprouve et l’on vit. 
  • Savoir faire preuve d’humilité et se rappeler 

qu’il peut se passer des dizaines d’années avant que la graine ne donne l’arbre

  • Acceptons que nos changements intérieurs aient nécessairement besoin d’être arrosés, ensoleillés et débroussaillés. Et surtout, acceptons le temps immuable aux changements. 

En ces temps de débandade sociétale, prônons la Révolution de nos âmes, et ça commence par notre mental ! :)

Maureen Mellet

Coach en relation & hypersensibilité - Love coach - Thérapeute

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