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Les émotions à Noël

Quand les émotions sont à leur paroxysme, que faire ?

· Développement personnel

Fêtes de noël & émotions, ça vous parle ?

Décembre, fêtes de Noël, repas en tous genres et réunions de famille diverses. Tout cela nous laisserait quelque peu perplexe, n’est-ce pas ?

Malgré toutes ces merveilleuses festivités, nombreux d’entre nous ont le cœur plus que serré à l’idée de se retrouver avec leurs tendres et proches.

La famille… Amour partagé, compassion, tolérance, union et gratitude, mais pas que. Elle peut aussi être le lieu de toutes formes de rivalités, trahisons et reproches, culpabilités et déceptions, somme toute, un sacré bordel !

Alors comment faire pour traverser la tempête émotionnelle ?

C’est bien la question que je souhaite aborder aujourd’hui. Au travers de toute sa complexité, la famille est l’endroit idéal pour s’observer, évoluer, changer. Et surtout, pour entendre et prendre le temps d’écouter ses émotions.

Quelles sont les six émotions de base ?

Ces tempêtes émotionnelles souvent intenses et passagères sont au nombre de six (d’après Paul Eckmann).

  • La colère
  • La tristesse
  • La surprise
  • Le dégout
  • La joie 
  • La peur.   

Les émotions et leur histoire

  • Madame la Joie est satisfaite, toujours le sourire au coin des lèvres, elle ne cesse de vous combler de rire, de contentement et d’enchantement. L’excitation est son paroxysme et la passion son art de vivre. Elle est amoureuse de l’instant présent, et permet à chacun de nous de faire la fête avec notre enfant intérieur.
  • Madame la Colère est généralement fermée, grincheuse et souvent irritée. La contrariété est son quotidien et l’agressivité son petit déjeuner. Avec elle, il est souvent compliqué de trouver les mots justes pour ne pas paraitre hostile à l’humanité. Elle sait se faire entendre de ses cris agités et n’a de cesse de s’exaspérer.
  • Madame la Peur est une angoissée. Méfiante, insécure, souvent préoccupée et parfois même terrifiée, elle anticipe toujours le pire, va fixer sur le négatif, conditionnant notre mental au danger imminent, elle peut-être bien dangereuse pour votre petit cœur d’enfant. Elle n’a de cesse d’être effrayée et peut parfois vous sidérer.
  • Madame la Surprise sème le trouble. Parfois émerveillée, enthousiaste et ébahie, elle peut aussi changer de cap pour laisser place à la stupéfaction amère. L’impatience dont elle fait parfois preuve la dessert, et son étonnement quotidien peut l’éloigner du droit chemin.
  • Madame la Tristesse ne sort jamais sans son chagrin. Accablée et déçue par le monde entier, elle n’a de cesse que de s’apitoyer. La souffrance est sa meilleure alliée et le désespoir son meilleur copain. Souvent navrée, parfois abattue et très souvent blessée, il lui arrive de percevoir la Vie comme une montagne infranchissable.
  • Monsieur le Dégout, quant à lui, a pactisé avec l’aversion et le rejet. Il est régulièrement blessé pour ne pas dire écœuré, et son aversion profonde pour ce qui l’entoure le rend aigri et bien souvent amer. Il méprise et refuse parfois même de faire face, tant ce qu’il observe le répugne et le violente.

Si on en croit ces petites histoires et si on écoute bon nombre de nouveaux courants de développement personnel « new-âge », madame Colère, madame Tristesse, madame Peur et monsieur Dégout ne possèdent pas de grand atout de séduction ! On se prosterne devant madame la Joie et quand madame Surprise est de bonne humeur, alors on applaudit en coeur.

Les phases cachées de nos émotions

Monsieur dégout est un puissant allié pour venir nommer ce que l’on ne peut supporter. Il illustre avec bravoure l’incapacité temporaire de votre cœur à faire face à un profond danger émotionnel.

Heureusement pour nous, madame Tristesse nous invite à évacuer, libérer et lâcher, ce que de trop nombreuses fois nous tentons de cacher. Sans elle, il serait difficile de tenir bon face à toutes les difficultés de la vie que nous sommes parfois amenés à rencontrer. Elle nous encourage à accepter qu’il nous faut parfois nous arrêter pour extérioriser, ouvrir le sac à dos et décider de nous alléger. Avec elle, ce n’est pas toujours facile, mais qu’est- ce que c’est authentique et libérateur.

Madame la Joie a un peu tout pour elle, comment le nier ? Tout comme madame Surprise, elles peuvent être très agréables à vivre. Pour autant, les mauvaises surprises de madame Surprise nous rappellent parfois que nous n’étions pas prêts. Elles peuvent aussi nous aider à identifier ce qui fait encore conflits en nous et combien il nous est encore difficile par moment d’accueillir ce qui se présente à nous.

Madame la Peur nous protège de nombreux risques, qu’on se le dise. Elle nous incite à nous éveiller, sécuriser notre périmètre et réagir en cas de danger.

Et madame la Colère alors, on en parle ? Car c’est bien elle qui semble avoir la plus mauvaise réputation. Et pourtant, que ferions- nous sans elle ? Car madame Colère est de ceux pour qui la liberté n’a pas de prix. Grâce à elle, on pose ses limites, on dit STOP et on dit NON. On se révolte et on se défend. On s’insurge et on crée du changement. Madame Colère est à la base de nombreuses révolutions et sans elle, il nous serait parfois bien difficile de nous faire entendre.

Ce que vous devez retenir de vos émotions

  • La colère n’est pas synonyme de violence. 
  • Ce n’est pas parce que vous éprouvez des sensations désagréables en lien avec vos émotions, qu’elles sont de fait négatives. 
  • L’idéal serait de sortir de ce dictat de la pensée positive qui nous incite à la bienveillance constante et nous pousse à refouler certains de nos vices. 
  • L’accueil des émotions et cela quelles qu’elles soient, sans jugement et culpabilité me parait donc plus juste et plus adapté.
  • Tout ce qui est proposé ici n’est en rien une vérité, juste une douce proposition de lecture de la vie. 

Et si on faisait la paix avec nos émotions ?

Vous comprenez bien que dans ce village Emotionnel que représente votre cœur au sein même de l’Ecole de la Vie chaque famille d’émotions ne peut être sans chacune d’entre elles.

.. Parce qu’elles sont indispensables les unes aux autres.

.. Parce qu’elles nous aident à davantage nous découvrir, nous visiter, nous apprendre et nous reconnaitre.

.. Parce qu’elles nous aident à comprendre pour grandir et transmuter.

.. Parce que d’elles seules découle la justesse de l’équilibre.

Mon conseil : Ayez confiance en vous & en elles !

Vous avez le droit d’être en colère si votre belle-mère ne cesse de vous envoyer des piques pour la quiche aux oignons trop cuite.

Vous avez le droit d’être triste si vous passez ces fêtes pour la première fois de votre vie sans quelqu’un que vous aimiez profondément.

Vous avez le droit d’être désagréablement surpris de ne pas avoir été remercié pour le temps considérable que vous avez passé à construire un mémo écologique de vos propres mains pour votre neveu de cinq ans.

Vous avez le droit d’avoir peur à l’idée de vous retrouver avec votre père avec qui il est difficile de communiquer.

Vous avez le droit d’être dégouté de ne pas pouvoir présenter votre petite amie parce qu’elle n’est pas la bienvenue chez vous.

Et vous avez aussi le droit d’être en joie si ces retrouvailles familiales vous réchauffent le cœur et vous rendent heureux ! Et ce n’est pas parce que d’autres en souffrent qu’il faut taire votre émerveillement pour préserver tout le monde !

Vous avez le droit d’être heureux (ou pas). Un point c’est tout.

Et une fois qu’on a identifié notre émotion, qu’est- ce qu’on en fait ? On court avec sur le balcon ?

  • Communiquez : tentez de poser des mots sur vos maux. Tentez d’exprimer auprès des autres les raisons d’être de votre émotion. Essayez de le formuler de la manière la plus juste possible pour vous et rendez le audible et lisible à vos propres yeux. 
  • N’attendez pas d’être compris : comprenez- vous. Rendez-vous légitime dans ce que vous éprouvez. Donnez-vous cette reconnaissance même d’être aligné avec vos ressentis. Si vous êtes compris tant mieux, sinon, ce n’est que partie remise.
  • Extériorisez : par l’écriture, la peinture, le chant, la danse, le sport, la nature. N’hésitez pas à prendre l’air entre deux quiches à la crème. Crayonnez avec rage votre belle-mère découpée en petits morceaux ou arrachez toute les pages de votre carnet, qu’importe. Exprimez ce qui est là, aussi désagréable que cela puisse être, ça mérite de l’être. 
  • Lâchez : lâchez prise, rendez ces émotions vives et temporaires à Mère Nature, à la Vie, elle sera quoi en faire. Autorisez-vous à les vivre et puis, embrassez- les pour enfin les laisser s’en aller. 
  • Remerciez- vous. Encore et toujours, je ne le dirai jamais assez !

Alors durant cette douce période de fin d’année, je vous invite à accueillir tout ce qui se présente à vous. Ecoutez, écoutez vos émotions qui ne cessent de vous chuchoter ce que votre âme tend à vous dire. Essayez d’être indulgent envers vous-même et de fait, envers les autres.

Ces temps de famille ne sont pas toujours évidents pour tout le monde et les émotions se font souvent plus vives au sein même de ces nombreuses réunions mais c’est OK.

Vous êtes justes car vous êtes Vous.

Et « tirer la gueule » en pleine fête de Noël ne fera pas de vous un allumé, un relou ou un dépressif. Juste un humain de plus sur cette Terre qui fait ce qu’il peut avec ce qu’il a !

Et puis surtout, beaucoup de courage et beaucoup d’amour, comme toujours, pour cette douce et vaste humanité.

Maureen Mellet

Coach en relation & hypersensibilité - Love coach - Thérapeute

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