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Hypersensible et alors ?

Dans la tête des Hypersensibles

· Développement personnel

C'est quoi l'hypersensibilité ?

Les hypersensibles, les hauts potentiels intellectuel et/ou émotionnel, les hypersensoriels, les hyperempathiques, ou encore ceux que l'on prénomme "les Zèbres", autant de noms pour parler d’à peu près tout et la même chose : des êtres à la sensibilité extrêmement élevée et dotés de capacités émotionnelles très développées.

L’hypersensibilité se caractérise donc par une sensibilité supérieure à la moyenne, avec une forte réceptivité informationnelle (au niveau émotionnel, sensoriel, cognitif et intuitif) et une très grande attention portée aux détails.

Quel sont les 4 grandes sphères de l'hypersensibilité ?

  • La sphère intellectuelle : avec les HPI/Zèbres
  • La sphère émotionnelle & empathique : avec les hyperempathiques
  • La sphère intuitive : avec les hyperintuitifs, les clairvoyants, les médiums
  • La sphère sensorielle : avec les hypersensoriels

Comment reconnait-on un hypersensible en règle générale ?

  • La sensorialité est exacerbée.
  • Une palette d’émotions vécues et éprouvées de façon plus intense et plus variée.
  • Une cognition plus développée avec une suractivation mentale.
  • Une forte capacité d’empathie.
  • Une intuition sensible et juste. 
  • Une volonté quasi permanente de créer et de construire de quelque façon que ce soit. 
  • Une forte réceptivité au stress

Les hypersensibles dans la vraie vie

  • On cherche toujours à aller au fond des choses :

En tant qu'hypersensibles nous avons la capacité de ressentir les choses plus vivement, plus intensément que les autres. Nous sommes des êtres intuitifs, créatifs, toujours connectés à ce qui nous entoure. Pour comprendre les choses, nous avons besoin de les observer, de les explorer en profondeur et cela sans commune mesure.

Combien de fois m’a-t-on répété : « Tu vas chercher trop loin », « tu te prends trop la tête », « mais pourquoi se poser autant de questions ? », comme si j’avais d’ailleurs le choix.

Mais le truc, c’est qu'en tant qu'hypersensible je ne me « prenais pas la tête », bien au contraire, c’était simplement ma tête qui fonctionnait comme ça. Je n’avais besoin de fournir aucun effort pour toujours remettre en question tout ce qui m’entourait, pour toujours aller chercher plus loin que les explications données. Ce besoin instinctif de creuser, d’interroger, de chercher, questionner, étudier et approfondir, dans le but d’aller chercher toujours plus loin, toujours plus profondément. Tout ça est OK, tout ça est juste dans la mesure où notre cerveau est ainsi fait.

  • Réa-action, quand tu nous tiens :

Tout ce qui entoure les hypersensibles ; l’environnement, les êtres vivants, les couleurs, les sons, les odeurs, les sensations, les émotions de chacun, sont exacerbées. Nous sommes continuellement touchés par ce qui nous entoure, au sens propre comme au sens figuré. Nos capacités de compréhension, d’écoute et d’empathie dépassent très largement la moyenne. Nous sommes aptes, émotionnellement parlant, à recevoir et accueillir avec justesse ce que l’Autre a à nous dire. Et chaque mot, chaque émotion, chaque énergie qui se dégage de notre entourage nous impacte profondément.

Cela peut amener des situations où les hypersensibles se sentent dépassés, intrusés, parfois même abusés dans leur espace vital. Nous réagissons souvent trop vite et cela malgré nous, non pas par susceptibilité, mais parce qu’on ne nous a pas appris à gérer correctement nos émotions.

  • De moi à moi et pas d'histoire :

Le risque au long terme, quand on se sent différent en permanence (ce qui est toujours le cas chez les hypersensibles) c’est d’apprendre que l’on est utile qu’à soi-même. Pendant des années, malgré ma soif acharnée d’humanité et mon amour profond pour les humains, j’avais cette croyance profonde et absolue que jamais personne ne pourrait me comprendre comme je me comprenais moi. Alors, vous allez vous dire, en même temps plutôt logique. Certes, on est toujours plus à même de se comprendre soi et ce n’est clairement pas une mauvaise chose. En revanche, toute la complexité réside dans les conséquences que cela entraine à long terme. Les sports collectifs, le boulot en équipe, les relations amicales et amoureuses, tout ce gros bagage relationnel ne fut pas toujours évident à gérer.

Comment faire ma place ? Comment être pris au sérieux ? Comment me démarquer ? Comment me faire entendre et me faire respecter dans ma différence ? Comment être comprise ? Comment être légitime ?

Des questions qui m’ont longtemps ralenti dans une course de la vie qui me semblait pourtant effrénée.

  • On a besoin de temps :

Les hypersensibles ont besoin de temps pour comprendre, pour digérer et intégrer et d’autant plus de temps pour prendre une décision.

Chaque nuance, chaque détail, chaque élément est important, quasi vital. Comment se hâter à choisir, lorsque nous avons la capacité de saisir toutes les subtilités de notre environnement en une fraction de seconde ?

Et c’est d’ailleurs ce sens du détail qui peut parfois nous jouer des tours, n’est-ce pas ? Le bon côté, c’est ce perfectionnisme qui en découle et cette capacité spectaculaire à analyser tout ce qui nous entoure et à saisir avec justesse les moindres changements environnants sans une once d’effort. Pourtant, cela peut parfois devenir contraignant lorsque de multiples informations se présentent aux portes de notre cerveau d'hypersensible.

  • Stressé pour un rien :

C’est dingue, depuis que je suis gamine, c’est une sacrée étiquette qui me colle à la peau. Loin de moi l’idée de nier cet aspect de ma personnalité mais tout de même, il serait aussi intéressant d’en expliquer les raisons. Les hypersensibles ont une sensibilité exacerbée et leurs sens très développés. De fait, un simple petit bruit récurrent et sans conséquence majeure au premier aspect, peut vite devenir un enfer pour les petits sensitifs que nous sommes.

Une personne qui se ronge les ongles à côté de moi, un pied qui se dandine contre une table basse, le bruit d’une souris d’ordinateur qui clique en continue, ont toujours eu le don de me faire sortir de mes gonds. Cette sensibilité auditive entrainant parfois son lot de nuisances sonores peut cependant devenir un outil remarquable quand il s’agit de créer ou d’interpréter des morceaux de musique.

  • Anticipation des critiques et dévalorisation de soi :

Parce que nous réagissons plus intensément, parce que nous avons la faculté d’ouvrir pleinement notre cœur, nous pouvons parfois adopter certains comportements qui nous poussent à la fuite émotionnelle. Chercher à plaire à tout prix, être accepté et aimé, au détriment de ses propres besoins, de sa propre identité. Ne vous inquiétez pas, tous les hypersensibles y passent tous plus ou moins.

L’important est de prendre conscience de ce phénomène et des comportements stratégiques (souvent inconscients) que nous pouvons mettre en place dans le but d’éviter la critique (souvent reçue de manière disproportionnée).

  • "Chochotte" dans l’âme, à bon ?

Ça ne vous rappelle rien ? Combien de fois m’a-t-on dit « tu es une vraie gamine », « une chochotte au cœur d’artichaut », « tu pleures, encore ? ». Le sentiment de honte généralement apprivoisé dès la tendre enfance, parce qu’on nous apprend que pleurer fait de nous des âmes sensibles et de fait, des âmes fragiles. Le comble pour un hypersensible !

Mais ce n’est pas parce que nous sommes touchés par le Walt Disney du soir et qu’observer une fourmi se noyer dans la mare nous fend le cœur que cela fait de nous de pauvres petites fleurs fragiles. Bien au contraire, nous sommes forts d’être touchés par la sensibilité de chaque instant, de partir du principe que chaque vie est nécessaire et importante, et d’entrevoir le monde avec le voile de la compassion et de l’ « humanitude ».

Le témoignage d'une hypersensible

Personnellement, j’ai passé des années à tenter tant bien que mal de refouler cette sensibilité. J’étais toujours perçue comme « la fille perchée » qui pouvait d’ailleurs passer des heures à philosopher, questionner le monde, la vie, les relations et je me rendais bien compte que quelque chose « clochait ». Je pouvais pleurer pour à peu près tout et n’importe quoi, je ressentais la souffrance et les peines d’autrui fois mille et j’avais la capacité assez innée et instinctive de m’adapter émotionnellement parlant à presque toutes les situations.

Grandir dans une famille où la sensibilité s’apparente à la faiblesse, en tant qu'hypersensible, c’est enraciner la croyance même qu’être touché, être amoureux de la vie est possiblement dangereux et nuisible. De fait, je me suis construite avec cette volonté suprême de témoigner de ma force. Qu’il s’agisse de sport, de comportements amicaux ou amoureux, ou simplement d’état d’esprit, je tentais tant bien que mal de m’affirmer et de prendre ma place au travers des marées émotionnelles qui m’habitaient continuellement. L’agressivité a été pendant longtemps une porte de sortie.

Grace à elle, je rejetais.

Grace à elle, j’évitais.

Grace à elle, je me coupais de moi-même.

Bosser sur moi durant de nombreuses années m’a été indispensable pour comprendre, accueillir, admettre et intégrer. Mais ce sentiment d’être « différente », ces envahissements émotionnels courants, cette sensibilité aux bruits, aux couleurs, aux sons, ces crises d’angoisses incessantes, cette absorption émotionnelle omniprésente de mon entourage et cette suractivation mentale témoignant de cette arborescence de la pensée m’ont petit à petit poussée à chercher des réponses.

Et ces réponses, m'emmenèrent à cet article.

Hypersensibilité : tare ou don, telle est la question ...

Comment se fait-il encore aujourd’hui, que cette communauté ne soit que trop mal perçue ? Souvent jugés, rejetés et mal aimés, les hypersensibles peuvent être la source de toutes sortes de moqueries et d’injustices.

Pour certains, une sensibilité élevée s’apparente à une forme de handicap, de maladie ou de tare. Elle peut engendrer des comportements répulsifs à son égard, de la critique, de la réprimande et parfois même du dénigrement.

Il parait de fait plutôt logique que beaucoup d'hypersensibles aient pour blessure celle du rejet ou de l’abandon. Car quand on évolue dans un système qui porte peu d’attention à ce qui nous définit en grande partie, cela peut entrainer bon nombre d’incompréhensions et de souffrances chez les victimes.

Et pour info : En plus du facteur génétique qui aurait probablement une part de responsabilité dans le développement de cette hypersensibilité, le contexte socio culturel dans lequel on évolue favorise grandement des terrains propices au développement de certaines maladies chez les hypersensibles, comme la dépression, les troubles anxieux, les comportements addictifs et les tentatives de suicides.

Et ben on n’est pas dans le caca…

Et si on percevait notre hypersensibilité autrement ?

En tant qu'hypersensible, se redonner le droit à l’existence, le droit à la différence, le droit à l’élégance.

  •   Se dire, qu’il est normal que les injustices te prennent aux tripes comme si ta vie en dépendait. 
  • Normal que tu puisses éprouver une infinie compassion et empathie à l’égard de tout être vivant de cette planète, parce que tu y es connecté. 
  • Normal que tu aies ce sentiment d’avoir besoin de te protéger des émotions des autres parce que tu es une vraie éponge émotionnelle. 
  • Normal que la violence te révulse et que tu ne puisses regarder une scène criminelle plus de deux secondes sans avoir envie de crier, de pleurer ou de tout casser. 
  • Normal que tu ne supportes pas le bruit extérieur et que tu aies besoin de te retrouver seul plusieurs fois dans la journée afin de pouvoir te recentrer. 
  • Normal que tu perçoives, vives et ressentes le monde autrement que ton entourage. 
  • Normal que tu puisses éprouver la douleur de manière bien plus exacerbée que le commun des mortels. 
    • Normal que la musique, l’écriture, la peinture, la danse, toute forme d’art, te rassure, t’interpelle, te parle et te complète. 
    • Simplement normal d’être différent et cela depuis que tu es enfant.     

    Se rappeler que, en tant qu'hypersensibles, tu n’es pas seul, loin de là.

    Pendant des années je me suis sentie à part, incomprise, seule, différente, trop sensible.

    Pendant des années j’ai prié pour simplement me fondre dans la masse et rester bien à ma place.

    Tenter par tous les moyens de réprimer mes émotions, faire taire ces agitations mentales, m’essayer à la « simplification » et me résoudre à l’idée que j’étais « trop » ceci ou « trop » cela.

    Mais aujourd’hui, je comprends enfin que c’est impossible.

    Nous les hypersensibles, ne sommes pas :

    Nous ne sommes pas des fous.

    Nous ne sommes pas des dépressifs.

    Nous ne sommes pas des éternels insatisfaits.

    Nous ne sommes pas des humains ayant une capacité hors du commun à se prendre la tête.

    Nous ne sommes pas des « ingérables », des êtres émotionnellement instables.

    Nous sommes une communauté de force, de courage, de sensibilité et d’amour.

    On nous appelle les hypersensibles, les zèbres, les hyperempathiques, moi, j’aime nous appeler Les Guerriers de la Lumière et nous sommes et resterons toujours en connexion permanente et profonde avec notre très chère Terre Mère.

    Alors vive toi, vive moi, vive nous et vive notre pouvoir hors du commun de se mettre dans la peau de chacun et de s’invertir pleinement pour le bien commun.

    Maureen Mellet

    Coach en relation & hypersensibilité - Love coach - Thérapeute

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