Revenir au site

Et je décide de dire : S-T-O-P à l'emprise

Relation toxique, emprise émotionnelle et affective, quand la relation devient dangereuse pour notre être.

· Développement personnel

Tu peux aussi écouter mon Podcast traitant sur le sujet juste ici :

Un sujet qui me tient particulièrement à cœur et dans lequel nombreux d’entre vous pourraient potentiellement se retrouver.

La relation, c'est quoi ?

Il s’agit du lien qui existe entre deux individus. Le rapport ou la correspondance qui existe entre eux deux. L’observation qui sera portée sur la relation ne pourra se faire sans une lecture bidirectionnelle, car je partirais ici (personnellement) du principe que nous sommes responsables de nos relations et que la lecture de cette dernière ne peut se comprendre sans l’observation des interactions des deux acteurs l’alimentant.

Ainsi, je vous propose dans cet article de voir la relation comme un terme qualificatif venant illustrer objectivement la concordance entre deux protagonistes la constituant. De fait, chacun est responsable de la relation, de sa qualité, des interactions qui s’y déroulent, des règles et devoirs implicites qui y règnent et aussi des accords subtils (souvent inconscients) qui se doivent d’être respectés.

Qu'est-ce que la relation toxique ?

Elle se résume par un principe simple : l’inéquitabilité dans le lien (qu’elle soit physique, mentale, émotionnelle, spirituelle) et de la souffrance relationnelle.

C’est le principe d’une relation basée sur un rapport hiérarchique émotionnel entre deux individus. L’un domine et l’autre est dominé. L’un parle et l’autre se tait. L’un sait et l’autre ne sait pas. L’un crie et l’autre se fait gronder.

Il est souvent vendu dans de nombreux articles, podcasts et discussions farfelus, qu’il n’existe qu’une victime dans l’histoire et que le bourreau est bien identifiable. Je ne suis clairement pas du même avis. Même si en effet, il existe de nombreuses situations où les rôles ne s’inversent quasiment jamais, pour autant, cela ne signifie pas que c’est uniquement le cas. Dans de nombreuses relations toxiques, la complexité réside dans le fait que le bourreau est aussi la victime et vice versa.

Comment fait-on pour identifier qu’on entretient bien une relation toxique ?

On s’observe. J’entends par là être vigilant à nos ressentis, émotions, sentiments qui apparaissent en nous lorsqu’on est en contact avec quelqu’un.

Et ensuite, on se regarde avec profondeur dans le miroir.

  • Qui êtes-vous au contact de cette personne ?
  • Que dites-vous ?
  • Quelles attitudes adoptez- vous ?
  • Quelles croyances alimentez-vous ?
  • Qui voyez-vous ou ne voyez-vous plus ?

Sommes-nous réellement dans une relation toxique lorsqu’une relation est par moment « compliquée » ?

Personnellement j’estime que non. Je pense que la relation peut tout à fait être sujette à des rebondissements, des crevasses et des arrêts prolongés, des vides et des trous noirs, sans pour autant être qualifiée de « toxique ». Ce n’est pas parce que les choses sont parfois compliquées et difficiles qu’elles sont pour autant nuisibles. De plus, nous avons la notion de temporalité qui est importante ici. « Par moment » ce n’est pas « tout le temps ».

  • Si vous êtes plus souvent triste, apeuré, culpabilisé, humilié, mal à l’aise ou en colère, on commence déjà à se rapprocher à grand pas d'une relation toxique. 
  • Si en plus de cela, vous ne vous sentez pas totalement vous auprès de cette personne, on met un doigt dessus. 
  • Et si en plus de tout ça, la souffrance émotionnelle, le doute existentiel, la maltraitance personnelle, la dévalorisation de soi sont devenus vos voisins quotidiens, alors là, vous êtes en plein dedans. 

L’emprise, c’est quoi ?

C’est le principe même d’être dénué de choix. Nous sommes écrasés par une domination suprême souvent représentée par un Autre et sommes contraints (à première vue) de la subir.

C’est aussi l’idée de perdre sa liberté de penser, de dire, d’être. Une réelle perte de pouvoir sur l’être que nous sommes, notre libre arbitre n’a qu’à bien se tenir, le placard semble temporairement plus confortable.

Il est important de saisir que l’emprise peut s’exercer sous différentes formes : par l’aspect matérielle, intellectuelle, émotionnelle et spirituelle.

Pourquoi se fait-on avoir ?

J’ai plusieurs théories à ce sujet. Avec tout l’amour que je porte aux humains, on va quand même tomber d’accord pour admettre que parfois, il est un peu « con con ». Il aime bien le difficile, le compliqué, le tragique, l’effort. Mais pas que !

Je vais vous raconter une petite histoire sur l'emprise émotionnelle...

Il était une fois, une jeune fille (que je prénommerai ici Petite Boulette) plus proche de l’enfance que de l’âge adulte, désespérée par son passé tortueux et sa vie future incertaine, errant dans les couloirs vides d’un foyer étudiant, attendait patiemment son jour de gloire. Persuadée de ne pas être aimable, convaincue d’être une incapable, elle rayonnait à des kilomètres à la ronde le fameux « âme perdue, aidez-moi ». Et puis, un beau matin, par « le plus grand des hasards », elle tomba nez à nez avec celui qu’elle pensait être l’Elu, le vrai, le prince charmant, le loyal et fidèle, celui qui pour certains, s'attend toute une vie. Ce fameux « lui ». Jeune et fragile, à l’égo déjà sur dimensionné et aux craintes démesurées concernant le genre masculin, après avoir passé les quelques semaines de méfiance et d’observation, sans nul doute non objective, Petite Boulette tomba amoureuse.

Mais enfin, pourquoi donc tomber dans le panneau de l'emprise ?

Parce qu’il était grand, fort et intelligent bien-sûr ! Lui savait tout ce qu’elle ne savait pas (et combien pensait-elle ne pas savoir). Il était le sauveur tant attendu, celui qui allait lui permettre de transmuter de sa propre histoire, dépasser ses souffrances passées, endiguer ses traumatismes émotionnels, et enfin, être aimée à juste titre. Parce que combien désirait-elle être aimée, vous n’avez même pas idée !

Sans faire de généralité comme toujours, mais la caractéristique de ces « emprise-honneurs » c’est avant tout leur contrôle et leur prestance. Ils en jettent, croyez-moi ! Avec eux, tout semble sûr. Zéro danger en apparence, la Vie s’entrevoit comme un long fleuve tranquille sur lequel il sera simple et habituel de vous détendre, une pigna colada dans les mains. Aussi parce qu’ils ont souvent une merveilleuse maitrise de l’élocution. Ils savent manier la langue, les mots, les déterminants et tout le baratin de conjugaison qui, Dieu sait, n’est pas donné à tout le monde. Lorsque l’on maîtrise les mots, on maitrise les maux. Autrement dit, on commence avant tout par avoir du pouvoir sur quelqu’un avec notre simple capacité à faire raisonner en lui (avec un discours bien concis) un sens nouveau à la vie.

Les « emprise-honneurs » sont dotés d’un sens des responsabilités à couper le souffle et c’est d’ailleurs ce qui les rend si attirants. Ils savent mieux que quiconque ce que l’humanité toute entière ne comprend pas, car eux ont déjà intégré tout ce que chacun cherche tant à saisir et ils savent même ce qui est le mieux pour vous.

En fait, c’est avec grâce et honneur, qu’ils vous emprisonnent dans des illusions sans nul doute extraordinaires.

Alors ! Que fit-elle ? (cette petite boulette…)

Elle s’engagea. Oui, corps et âme dans les bras de cet inconnu qu’elle pensait connaitre depuis la nuit des temps. (Ah l’amour, ça nous rend un peu zinzin des fois, ne croyez-vous pas ?).

Et puis le temps passa. Si bien qu’elle ne prit pas immédiatement la mesure de tout ce qui était en train de se jouer depuis le début. Elle ne faisait pas attention au fait qu’elle s’était coupée de la quasi-totalité de sa famille, qu’elle ne voyait que très rarement ses amis, qu’elle ne savait même plus comment remplir un papier administratif, et surtout, que le mot « indépendance » était complètement sorti de son quotidien.

Petite Boulette avait insidieusement et cela malgré elle, complètement mis de côté sa capacité à choisir, à dire non, à dire stop, à décider par elle-même, à s’autonomiser, à se développer, à grandir.

Sans s’en rendre compte, elle s’était peu à peu enfermée dans une prison dorée dans laquelle elle était certes « la femme de » mais surtout, réduite à ce petit déterminant, une femme parmi tant d’autres, une femme avant tout coupée d’elle-même.

Les caractéristiques de ceux qui vous mettent sous emprise

  • Parce qu’ils savent, ils dictent : Ils dictent et nous nous taisons. Lorsqu’ils ouvrent la bouche, nous la fermons. Car qui mieux qu’eux savent ce dont nous avons besoin, ce qui est le plus juste et le plus sain pour nous ? Qui a compris, hormis eux, le sens même des réalités de cette vie pleine de surprises ?
  • Parce qu’ils maitrisent et contrôlent, nous suivons sans poser de questions : Nous ne résistons pas, nous nous soumettons aux nouvelles organisations quotidiennes, aux prises de décision qui ne sont pas forcément les nôtres, aux choix des amis à voir ou ne plus voir, aux plats que l’on cuisine, jusqu’à la manière dont nous nous habillons. Oui, ils savent tout sur tout alors quelle idée que de continuer à réfléchir !

Improbable de tomber sous emprise, pensez-vous ?

Et bien pas tant que ça. Car les habitudes, les certitudes, les croyances, c’est connu et donc, c’est sécure. Comment en vouloir à cette Petite Boulette, n’ayant que trop peu été considérée comme une enfant étant plus jeune, de chercher l’image du père, de la sécurité affective, de la protection parentale, de la déresponsabilisation appréciable. Quoiqu’on en pense et aussi difficile à admettre que cela puisse être, la victimisation est parfois confortable.

C’était d’ailleurs ce qu’elle cherchait avant tout : être plainte, être rassurée, être reconnue comme victime de toutes ces tragédies, ne pas reconnaitre sa part de responsabilité pour ne pas avoir à travailler sur elle, à se remettre en question et à avancer l’idée du Pardon. Quoi de plus agréable pour une petite âme perdue que de trouver un preux chevalier qui saura la guider face aux périples de la Vie ?

Il y a quelque chose de confortable et de rassurant dans le fait de ne plus prendre aucune décision.

Quelque chose de sécurisant à ne plus avoir à penser à l’avenir quand quelqu’un d’autre ("quelqu’un de mieux, de plus grand, plus fort, plus éveillé que vous") sait. C’est un peu comme si notre petite fille ou notre petit garçon intérieur était en totale sécurité, dans les coussins douillets de son petit lit à roulette, papa et maman au coin de la cheminée.

Le risque de l'emprise au long terme:

  • Se dés-adultiser : être sous emprise c’est apprendre méthodiquement à ne plus réfléchir mais à  uniquement penser, comprendre et lire le monde par le biais du filtre de celui qui vous maintient dans ses griffes. Tout ce qu’il dit, fait, pense, organise, est forcément la Source de toute chose. Rappelez- vous, il sait et vous, non.
  • Se dés-estimer et se dés-aimer : finir par croire en l’idée que vous êtes aimable uniquement parce que vous êtes obéissant. Aimable parce que vous acquiescez à chacune des propositions, chacune des invitations, non pas par choix, mais par lobotomisation.
  • Perdre sa liberté (de penser, d’exprimer, d’éprouver) : n’être plus qu’un automate parfaitement configuré aux exigences de l’Autre. 
  • Se perdre et s’oublier : ne plus savoir ce que l’on souhaite réellement, ce qui nous appartient et ce qui appartient à l’autre. Qu’est-ce que vous aimez, vous ? Qu’est-ce que vous voulez, vous ? Qu’est ce qui fait sens pour vous ? 
  • Se désunir de son enfant intérieur : couper potentiellement le lien avec ce petit être qui ne plait pas à cet Autre qui a su provisoirement l’apprivoiser pour mieux le bâillonner par la suite. Car quand votre enfant intérieur envisage l’idée de crier, pleurer, remettre en question le système dans lequel il évolue, le parent auquel il est confronté (cet Autre) ne tardera pas à le gronder sévèrement.

Cette histoire a-t-elle une fin ?

Oui absolument. Souvent, après plusieurs signaux d’alarmes enfin pris en compte, (ou très généralement, après une bonne tarte dans la g*****) on finit par se réveiller ! Mais malheureusement, ce n'est généralement pas sans sacrifice.

Emprise émotionnelle quand tu nous tiens…

Car dans la relation toxique, lorsque l’un des deux protagonistes décide finalement que ce jeu relationnel ne lui correspond plus, il en faut peu à l’autre pour tenter par tous les moyens possibles de recréer des climats propices au développement de ces derniers.

Ainsi, si la « victime » décide d’ouvrir les yeux et de se rendre responsable de sa propre existence, que reste- t-il au « sauveur » (souvent un peu bourreau en profondeur) ? Qui est-il ? Que devient-il au côté d’un être qui n’a plus le besoin vital et indispensable d’être guidé ?

Qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme, d’un parent ou d’un ami, si vous décidez (comme cette petite fille maintenant grande) de sortir de votre zone connue pour vous découvrir, prendre des risques et finalement reprendre votre pouvoir personnel, ça risque de ne pas plaire à certains ! Il y a de fortes chances qu’ils tentent par tous les moyens de vous expliquer ô combien vous avez besoin d’eux, ô combien vous n’êtes pas assez, vous n’êtes pas suffisant, vous êtes dangereux pour vous même et surtout pour les autres.

La morale de l’histoire ?

L’indépendance fait peur, la liberté d’autant plus. 

Ceux prisonniers de leur tourments, de leurs schémas transgénérationnels, de leurs croyances limitantes, ne supportent généralement pas voir ceux s’en libérer. Ne leur lançons pas la pierre, nous avons potentiellement été nous aussi dans cette situation des plus délicates. Les gens en souffrance ont parfois du mal à tolérer le bonheur des autres. Et oui, ça les renvoie potentiellement à une forme d’injustice à l’égard de leur propre existence. Et c’est ok, comprenons cela. Mais ce n’est pas ok de pour autant de se plier aux désirs de chacun pour en oublier les siens.

Une bonne nouvelle ne serait pas de refus !

J'en ai et pas qu’une ! Hormis les situations relationnelles de non choix, j’entends par là des situations d’emprises relationnelles ou des relations toxiques que l’on entretient par défaut car nous ne sommes que des enfants ou de jeunes adolescents, nous n’avons clairement pas d’autre choix que de coexister avec ceux qui nous entourent, dans notre environnement familial. Pour toutes les situations où le choix est possible, c’est à dire à peu près toutes les autres, laissez-moi vous confier un petit secret révolutionnaire et magique :

Vous avez le choix. Vous êtes libre !

Face à l’emprise émotionnelle de votre mère qui tente à tout prix de vous faire culpabiliser, celle de votre mari qui n’a de cesse de vous répéter ô combien vous êtes nulle et stupide, face à votre boss qui ne perçoit pas vos pleines potentialités et refuse de vous augmenter, votre sœur qui vous en veut de ne pas l’avoir sauvée et votre père qui ne cesse de vous comparer à votre ainé, prenez quelques secondes, respirez, et p**** de m***** réalisez que : VOUS AVEZ LE CHOIX ! 

Et il est grand temps de vous autoriser à rayonner !

J’entends déjà les résistances et pourtant, croyez-moi, c’est possible. Alors oui, aujourd’hui, vous semblez être « la victime » de cette misérable et insoutenable situation. Et je ne remets absolument pas ce sentiment en question. Pour autant, rappelons-nous que la relation se construit à deux. Qu’elle soit appréciable ou non, les deux acteurs ont leur part de responsabilité. Ce qui est souvent difficilement digeste pour bon nombre d’entre nous, c’est que nous avons parfois beaucoup de mal à admettre notre dette envers nous-mêmes. Nous avons accepté cela, nous avons dit "oui", nous avons subi, nous nous sommes résignés, parfois par peur, d’autre fois par confort, des fois encore par lâcheté. Dans tous les cas, nous avons signé inconsciemment ce jeu relationnel qui s’organise aujourd’hui à nos dépends.

Bien qu’il faille un bourreau pour une victime, il faut aussi une victime pour un bourreau !

Donc, j’ai deux nouvelles des plus capitales !

  1. La première, qui risque d’être désagréable pour certains et qui je vous rassure, l’a longtemps été pour moi, est que vous êtes en partie responsable de tout ce « bordel ».
  2. La seconde nouvelle, qui est la plus fantastique des deux, est que vous avez la possibilité de changer les choses ! Et croyez-moi, c’est possible. De rester ou de partir, de tenter de changer notre perception de la situation ou de décider qu'il est temps pour nous de reprendre la route.

Les étapes nécessaires avant de prendre une quelconque décision face à l'emprise émotionnelle

  • Vous avez le droit d’être en colère, le droit de vous reconnaître victime de la violence, de l’humiliation, de l’oppression, de la privation de liberté, du le contrôle, de la maltraitante émotionnelle et physique que vous avez subis.
  • Vous avez le droit d’être triste à l’idée d’avoir autant souffert, d’avoir longtemps bâillonné votre enfant intérieur qui vous criait sans doute de vous échapper (les enfants ont souvent plus de flair…).
  • Vous avez le droit d’en vouloir à la Terre entière, de vous sentir rejeté, mal aimé, incompris, bafoué, trahi, humilié et abusé.
  • Vous avez le droit d’avoir peur. Peur de réaliser tout ce par quoi vous êtes passé. Peur de vous mettre en danger ou de mettre en danger ceux que vous aimez. Peur de vous tromper, peur de vous perdre, peur de ne pas y arriver. Peur de retrouver finalement, votre liberté.

C’est quelque chose que j’ai moi-même beaucoup observé (et expérimenté) et que j’observe encore auprès des gens que j’accompagne.

Le plus dur dans l’histoire, c’est parfois de croire à nouveau qu’on en est capable.

Nous avons tellement été habitués à nous taire, à suivre le mouvement sans broncher, à ne pas nous opposer, à ne pas nous contrarier, à ne pas nous rebeller, à ne pas nous insurger, que nous pensons avoir oublié le fondamental => QUI NOUS SOMMES.

Parce qu’après ce parcours du combattant, les plumes perdues et les pattes en compotes, le cygne sacré que vous êtes a pris un sacré coup de massue sur la tête (et il s’apparente aujourd’hui plutôt au pigeon du coin - sans offense pour nos chers compagnons les pigeons qui ont eux aussi leur rôle à jouer).

Viendra un moment où vous pourrez enfin comprendre quel processus s’est finalement mis en place pour que vous en arriviez là (car ce n’est pas uniquement le fruit du hasard si vous vous retrouvez aujourd’hui dans une telle situation).

.. Peut-être parce qu’une partie de vous a été habituée à cela durant l’enfance.

.. Peut-être parce qu’une partie de vous ne s’est jamais estimée davantage.

.. Peut-être parce que vous êtes convaincue de ne pas être aimable.

.. Peut-être parce que pour vous, l’amour, c’est ça.

Dans tous les cas, il s’agit souvent de croyances limitantes, enracinées durant l’enfance et fortement alimentées par l’adulte que nous devenons.

Votre part de responsabilité face à l'emprise

N'oubliez jamais, vous n'êtes pas coupable d'être tombé dans les griffes d'un emprise-honneur, en revanche, vous êtes responsable de ce que vous en fait par la suite :

  1. Dans l’identification de ces croyances et de ces processus destructeurs.
  2. Dans le fait d'accueillir vos émotions
  3. Dans l'acceptation des différentes phases du deuil de votre relation
  4. Dans la volonté de transcender et de créer de nouveaux schémas de pensée
  5. Dans le fait de comprendre que cet Autre vous est nuisible mais que vous l’êtes probablement pour lui aussi
  6. Dans le choix profond de vous mettre dans l’action

Alors comment fait-on pour sortir de l'emprise ?

  •  On en parle : à ses proches, à ses amis, à un professionnel compétent. On ne reste pas seul et isolé, comme c’est trop souvent le cas. Il n’y a qu’en en parlant qu’on se donne la chance de davantage comprendre ce dans quoi nous sommes pris.
  • On prend une décision : on fait un choix concret et concis qu’on va devoir maintenir jusqu’à sortir de la crise. Je reste (et tente de changer mon point de vue sur la situation) ou je pars. Chaque choix impliquera des conséquences, mais dans tous les cas, le choix me semble tôt ou tard indispensable.
  • On travaille sur soi : en thérapie, en psycho énergétique, en développement personnel. Peu importe la méthode, les accompagnants, on décide de se comprendre, d’avancer et d’aller mieux. On décide de prendre conscience des schémas transgénéationnels que l’on répète, des dettes héritées de nos ancêtres, des croyances limitantes qui ne nous appartiennent pas. Et surtout, de nos parts de responsabilités dans chacune des problématiques que nous rencontrons.
  • On s’excuse : à soi-même de s’être fait subir cela. On s’excuse d’avoir longtemps supporté et encaissé tant de choses in-cautionnables. Et puis, un temps viendra où il sera tout autant nécessaire de s’excuser auprès de l’autre, qui comme vous, était probablement la victime d’un autre bourreau avant de le devenir à son tour.
  • Et puis on s’ouvre au renouveau : car l’erreur est humaine et ce n’est pas parce que nous sommes tombés dans le panneau une fois que nous y retomberons forcément. Et pour ceux un peu têtus (comme moi) qui ont besoin d’une piqure de rappel parce qu’ils sont ainsi faits, qui ne peuvent pas s’empêcher de monter l’Everest plutôt que de prendre le sentier qui longe la plage, ne vous en faites pas, cette deuxième expérience n’en sera que plus profitable pour votre âme. 

Alors un petit mot, tout petit mot pour vous dire que face à l'emprise, vous n’êtes pas seul.

.. Vous avez le droit de vous libérer de vos chaines.

.. Le droit d’être libre et de réapprendre à vous respecter et vous aimer par vous-mêmes.

.. Le droit d’être vous, même si ça ne plait pas à tout le monde.

.. Et surtout le droit de vous tromper et de parfois vous malmener.

Car la Vie est ainsi faite : c’est au travers de nos expériences que nous apprenons à grandir et évoluer et les difficultés nous sont parfois indispensables pour comprendre qu’il est grand temps de changer d’habitude et d’attitude à l’égard de soi-même.

Maureen Mellet

Coach en relation & hypersensibilité - Love coach - Thérapeute

Tous Les Articles
×

Vous y êtes presque...

Nous venons de vous envoyer un e-mail. Veuillez cliquer sur le lien contenu dans l'e-mail pour confirmer votre abonnement !

OKAbonnements générés par Strikingly