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Développement personnel, bien-être, spiritualité : encore un sacré bordel !

Comment se développer personnellement et spirituellement tout en se protégeant ?

· Développement personnel,Spiritualité - Energétique

Tu peux aussi écouter mon Podcast traitant sur le sujet juste ici :

Quand des notions clés deviennent des dangers

Aujourd’hui, envie de vous parler d’un sujet qui me tient à cœur (comme souvent d’ailleurs!).

Depuis quelques années maintenant, on assiste à un boum sociétal autour de la sphère du bien-être, du développement personnel et de la spiritualité. Dans ce petit article, j’ai eu envie de faire le tour de la question, à savoir, en quoi cela est-il un nouveau courant formidable et porteur de nouvelles expériences, mais aussi, comment et pourquoi cela peut-il devenir dangereux pour l’Homme et plus particulièrement, pour l’individualité propre à chacun.

Loin de moi l’idée de débuter une dissertation d’une trentaine de pages mais, comme d’habitude, l’envie simple et profonde de partager avec vous mes réflexions qui n’engagent que moi, et que je ne souhaite en rien imposer comme une vérité en soi.

Le développement personnel, qu’est-ce que c’est exactement ?

D’après Wikipédia, c’est un « ensemble hétéroclite de pratiques, appartenant à divers courants de pensées, qui ont pour objectif :

  • L’amélioration de la connaissance de soi
  • La valorisation des talents et potentiels
  • L’amélioration de la qualité de vie personnelle
  • La réalisation de ses aspirations et rêves »  

De quoi nous mettre sacrément l’eau à la bouche, n’est-ce pas ?

D'où provient ce mouvement du développement personnel ?

Les précurseurs de ce nouveau mouvement ne sont autres que Le Dr Jung et le Dr Adler qui se sont longuement penchés sur la psychologie individuelle. Quelques années plus tard, le psychothérapeute Emile Coué imposera la tendance avec sa fameuse Méthode Coué : « Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux ». Une phrase à se répéter 20 fois de suite et cela pendant 3 jours, promettant d’engendrer un remaniement de notre état d’esprit et ainsi, de par une autosuggestion consciente, de faire le choix assumé, optimiste et volontaire d’aller mieux.

Personnellement, je vois le développement personnel comme une philosophie de vie, une manière personnelle et subjective d’être en lien avec le monde qui nous entoure. Pour moi, c’est l’idée de toujours chercher à faire de son mieux, être dans l’optimisation et non dans la performance. Etre dans la remise en question et non dans l’auto-jugement. Etre dans l’écoute attentive et non dans le déni. Quand on s’intéresse un tant soit peu à cette discipline, on s’intéresse à soi. A sa structure psychique interne, à ses conditionnements mentaux, à ses schémas de pensée, à ses croyances, à ses aspirations profondes, en fait, à qui l’on est et qui l’on souhaite être.

Qu'est ce que le bien-être ?

D’après le dictionnaire, le bien-être est une « sensation agréable procurée par la satisfaction de besoins physiques, l'absence de soucis ».

Et si l’on reprend la pyramide de Maslow, cette idée renvoie à l’équilibre et la parfaite harmonie entre divers facteurs fondamentaux et indissociables de l’existence humaine, comme la bonne santé, l’épanouissement professionnel et social, la réalisation de soi, l’entente avec les autres, la capacité à se faire plaisir et le confort financier qui nous assure la sécurité matérielle.

Et qu'est-ce que la spiritualité dans tout ça ?

Ahhhh, la spiritualité… Je vais tenter de rester la plus synthétique possible car je pourrais en écrire des pages et des pages.

Cette notion est devenue le fourretout d’à peu près tout et son contraire mais si l’on reprend l’étymologie même du mot « spiritualité » cela signifie « relatif au souffle » du terme latin « spiritualis ». Mais le souffle de quoi au juste ? Le souffle de l’esprit !

Ainsi, dans le domaine de la spiritualité, on s’intéresse à l’immatériel, à l’âme, aux croyances humaines et personnelles.

Cette dernière n’a donc rien à voir avec une quelconque forme de religion qui malgré elle, impose des pratiques, croyances et procédures strictes à suivre.

En fait, la spiritualité est une façon pour l’homme de mettre du sens dans tout ce bordel qui l’entoure. Face à tant d’incertitudes, de questions existentielles sans réponse à ce jour, de paradoxes improbables et de situations extraordinaires, la spiritualité nous permet de tenter tant bien que mal de réécrire l’histoire du monde et de fait, notre histoire, à notre façon.

Ce concept pluridimensionnel subjectif et personnel, semble avoir pour but de nous permettre la reconnexion à notre moi profond, notre enfant intérieur, nous poussant à nous connecter davantage au monde environnant, à la Nature, aux êtres vivants, aux Forces Supérieures qui nous entourent, à soi, à transcender l’humain pour s’élever.

Développement perso, bien-être, spiritualité, tout ceci m'a l'air fort beau, où est donc le problème ?

Le développement personnel, le bien-être et la spiritualité sont des concepts merveilleux, certes, mais n’oublions pas pour autant qu’ils sont pratiqués par l’Humain.

Vous allez vous dire : mais quelle « relou »… Une idiote de plus qui va nous assommer de reproches.

Et c’est là que j’interviens, en vous rassurant et vous promettant d’être la plus douce et audible possible.

Personnellement, je vois l’Humain comme une belle et grosse boite. En apparence, il peut avoir des couleurs, des formes, des textures variées. En profondeur, j’aime à croire en l’idée que pour tout un chacun (même les plus réfractaires à la bienveillance et l’amour de l’Autre - souvent des enfants mal aimés), une lumière scintillante et pure y brille. Mais n’oublions pas pour autant qu’à l’intérieur de cette boite réside tout un tas de trucs un peu farfelus, qu’on se le dise.

Des peurs, des incertitudes, des croyances, des émotions, des sentiments, des conditionnements, des éducations, des certitudes, des modèles prédéfinis, des idées, des valeurs, des jugements, des pensées, des désirs, des fantasmes, des interdits, des obligations (…).

La liste est longue, somme toute et comme toujours, un sacré bordel !

Alors vous imaginez bien que remettre ces notions de base dans les mains des petites cacahuètes que nous sommes, ça ne donne pas toujours une potion magique, loin de là.

Qu’entendons-nous donc par « dangers » ?

J’entends par là, des conséquences qui seraient néfastes pour la vie émotionnelle et mentale de l’Homme.

Car comme partout, dans toutes situations et dans tous les domaines, l’équilibre est une quête de tous les jours qui nous promet d’être atteinte et maintenue. Alors il faut avoir en conscience que dans ces milieux qui prônent la bienveillance, l’amour de soi et des autres, la compassion et l’entraide, il y a aussi un sacré paquet de cacahuètes un peu pommées dans leurs baskets !

Les points de vigilance de Maureen

  • Le développement personnel ne doit pas être une contrainte de tous les jours, une obligation ou encore une nouvelle façon de se culpabiliser.

Il faut du temps pour grandir, du temps pour apprendre à se découvrir, se comprendre, s’accepter et se pardonner. Aujourd’hui, j’observe autant dans ma vie personnelle que dans ma vie professionnelle, la vitesse fulgurante à laquelle la société évolue. Je trouve ça génial et extraordinaire que l’on s’intéresse enfin à ce qui fonctionne (au travers de la psychologie positive notamment) où que l’on nous donne l’opportunité d’accéder à des clés et des outils pour se développer et enfin réaliser ses rêves (tout comme le prône la psychologie du développement personnel). Mais ce n’est pas une raison pour griller les étapes !

  • Le temps est nécessaire à tout changement

, à toute évolution. 

  • Il faut du temps pour comprendre et d’autant plus de temps pour 

intégrer

  • C’est une merveilleuse chose de vouloir évoluer, c’est aussi une merveilleuse chose par moment de ne pas y parvenir. Cela nous donne l’

opportunité de venir questionner nos blocages, nos peurs, nos résistances et nos doutes. 

  • La volonté de tout mentaliser, de tout expliquer, de tout comprendre, de tout savoir, nous pousse parfois à nous éloigner de nos émotions et de notre lien au corps.  
  • Le bien-être ne doit pas devenir un dogme mental, émotionnel et énergétique dans lequel nous n’aurions plus le droit d’éprouver des choses parfois désagréables. 

Car « l’absence de soucis » c’est bien beau mais ce n’est pas toujours très réaliste. Je suis la première à défendre l’idée qu’il nous est tôt ou tard indispensable de prendre nos responsabilités et de faire le choix conscient de transformer notre état d’esprit en une vision positive et optimiste de la vie. Pour autant et comme toujours, il me semble que la justesse se trouve dans la recherche de l’équilibre. Vivre dans une quête frénétique du bien-être, c’est passer à côté d’expériences corporelles et émotionnelles, certes désagréables, mais parfois indispensables pour comprendre et avancer, dans le but, un jour, de pouvoir les transcender.

  • Nous avons 

le droit d’éprouver des émotions désagréables et cela même si l’on nous pousse continuellement à « aller mieux ». 

  • Nous avons 

le droit de prendre notre temps pour écouter ce que notre corps a à nous dire et cela parfois par le biais de douleurs, fractures, maladies. 

  • Il serait judicieux d’admettre que

 le bien-être ne constitue en rien une finalité à atteindre mais bien un chemin d’équilibre à parcourir. 

  • S’autoriser à être tout simplement 
  • avec ce qui se présente à nous à l’instant T sans chercher à y porter de jugement nous autorise à lâcher prise. 
  • Et si on arrêtait de se mettre une pression monstrueuse pour rentrer dans le nouveau moule actuelle qui nous incite maladroitement à rechercher par-dessus tout la plénitude de l’existence, et qu’on essayait plutôt de

 s’inspirer et de s’instruire de ce qui nous entoure, sans chercher à en faire une nouvelle doctrine intérieure pressurisante ?  

  • La spiritualité vous appartient et nulle n’a le droit de vous l’imposer.

Pour moi, cette pratique et philosophie de vie ne s’apparente pas à fabriquer un petit hôtel dans son salon, à bruler trois brindilles de sauge de temps en temps et à porter des colliers de bambou.

A mon sens, la spiritualité n’a besoin de rien d’autre que vous et votre cœur pour exister. Elle est immatérielle, suffisante à elle-même et propre à chacun. Nulle besoin de qui que ce soit pour l’expérimenter, vous êtes votre propre guide, votre propre chaman, votre propre guérisseur, votre propre maître intérieur.

  • Ceux qui prônent la vérité et l’illumination Divine sont à mon sens plus proches des 

gourous assoiffés de pouvoir, que de réels êtres éveillés. 

  • Vous avez

 le droit de croire en ce qui vous fait du bien et cela même si ça n’a rien à voir avec les idées de votre voisin. 

  • Vous

 êtes juste parce que vous êtes « vous » et personne n’a le droit de remettre en question votre façon de concevoir le monde. 

  • Vigilance à l’Ego

, maître suprême dans ce domaine qui pourrait saisir l’opportunité de se gonfler d’amour propre mal géré. 

  • Protégez-vous et ne soyez pas dupe

. Il ne s’agit en rien de magie mais bien de vérité intérieure, de Foi profonde en l’Existence. 

  • La spiritualité s’exerce dans le domaine de notre être profond, là où la

 vulnérabilité peut être paroxystique. N’oubliez pas que, comme partout, il existe de tout dans ce monde, alors nul besoin de donner votre pouvoir à quiconque. Vous êtes la meilleure personne pour savoir ce dont VOUS vous avez besoin. 

Pour conclure cet article sur le bien-être, la spiritualité et le développement personnel ...

Ainsi s’achève cet article qui se voulait avant tout être authentique. Ma volonté ici réside dans le fait que je souhaitais rappeler que ce n’est pas parce que nous semblons évoluer dans une nouvelle ère qui prône le mieux-être et la résilience, qu’il faut pour autant baisser la garder et se penser vivre dans le monde des bisounours. L’humain est parfois fourbe, perdu dans ces propres questionnements et tourments et il peut vite et maladroitement s’accrocher à un autre dans le but de ne pas avoir la tête sous l’eau.

Mais il est aussi merveilleux et riche d’une capacité hors du commun à choisir et c’est en cela que je nous respecte, nous, Humains de cette Terre.

Nous ne pourrons jamais anéantir nos parts d’ombre (qui sont - toujours d’après moi - d’une grande richesse et par moment nécessaires) mais nous pouvons choisir consciemment d’alimenter la lumière.

___________________________

Maureen Mellet

Coach en relation & hypersensibilité - Love coach - Thérapeute

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